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Affaires universitaires
Le bal des recteurs se poursuit au Québec



Le jeudi 13 juillet 2017

Pas moins de neuf institutions universitaires québécoises ont vu leur recteur quitter ses fonctions depuis 2015. Plusieurs sont partis après un seul mandat ou en cours de mandat et il semble ardu de les remplacer. Le poste de recteur fait-il peur ?

Les recteurs de l'École nationale d'administration publique (ENAP), de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont renoncé à solliciter un second mandat. L'ex-rectrice de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Nadia Ghazzali, a démissionné en plein mandat en 2015, écorchée par un rapport de la Vérificatrice générale.

La situation n'étonne guère Marc-Urbain Proulx, professeur en économie régionale à l'UQAC et ex-candidat au poste de recteur. « Le recteur doit être populaire dans l'université pour obtenir un second mandat, dit-il. Or, les recteurs gèrent des compressions depuis plusieurs années et doivent souvent dire non aux professeurs, aux étudiants, voire à la collectivité. »

Pour la même raison, les universités recherchent des recteurs dotés d'un profil différent. « On ne demande plus au recteur d'être visionnaire, mais plutôt gestionnaire, pour éviter les déficits, poursuit le professeur. De plus en plus, le travail du recteur se concentre sur la gestion au quotidien. Le sous-financement change la nature de l'emploi. »

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