Dans les corridors de l'Université de Saint-Boniface à Winnipeg comme à  Pointe-de-l'Église, l'un des trois campus de l'Université Sainte-Anne, le français résonne. « Tout se passe en français : les cours, les réunions, les activités  On est un peu comme un village gaulois, qui n'est pas toujours bien compris notre université d'affiliation », raconte Valérie Lapointe-Gagnon, professeure au Campus Saint-Jean de l'Université d'Alberta, le campus francophone d'une des plus grandes universités de recherche anglophone au Canada. Â
Le contexte budgétaire difficile des dernières années a eu des conséquences importantes pour ces petites institutions en contexte minoritaire : le campus Saint-Jean a bien failli disparaître, et l'Université Laurentienne a coupé massivement dans ses programmes en français. Pourtant, ces institutions profondément ancrées dans leurs milieux jouent un rôle primordial, autant du point de vue des étudiantes et étudiants, de la recherche que de la communauté.Â







